La sobriété c’est avant tout une question de bon sens

L’écoconception consiste à limiter les consommations sans sacrifier l’utilité, la qualité ou l’expérience utilisateur.

Chez Grinto, on appelle ça aussi le code sobre : construire des produits numériques utiles, rapides et durables, en évitant la complexité et les ressources inutiles.

Moins de poids.
Moins de calculs.
Moins de ressources.
Plus d’efficacité.

Pourquoi un site web a-t-il un impact ?

À chaque fois qu’un service numérique est utilisé, une chaîne d’équipements se met en mouvement.

  • Une donnée doit être stockée, envoyée, reçue ou traitée
  • Un serveur exécute du code
  • Un téléphone ou un ordinateur affiche le résultat

À petite échelle, l’impact de chaque opération est difficile à percevoir.

Mais un produit utilisé quotidiennement, pendant plusieurs années, répète ces opérations des milliers ou des millions de fois.

L’objectif c’est d’éviter de consommer plus que nécessaire

Alors, c’est quoi le code sobre ?

C’est une manière de réfléchir au produit avant, pendant et après son développement.

On ne cherche pas à retirer tout ce qui est riche, complexe ou ambitieux.

On cherche plutôt à répondre à une question simple :

« Quelle est la manière la plus pertinente de répondre au besoin, compte tenu de ce que cela va réellement mobiliser ? »

Cela implique de questionner les fonctionnalités, les parcours, les choix techniques et l’architecture avant de les figer.

En bref on cherche le bon équilibre

Eco friendly ne signifie pas moche

Écoconcevoir ne signifie pas revenir à des sites austères ou supprimer toutes les animations.

Il ne s’agit pas non plus de choisir systématiquement la technologie la plus simple, ni de chercher à atteindre un poids minimal à tout prix.

Concrètement, qu’est-ce qu’on fait chez Grinto ?

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Le premier levier n’est pas technique. C’est le produit lui-même.

Avant de développer une fonctionnalité, nous cherchons à comprendre à quoi elle sert, qui va l’utiliser et à quelle fréquence.

Cela permet parfois de simplifier un parcours, de supprimer une étape ou simplement de ne pas développer une fonctionnalité dont la valeur ne justifie pas le coût.

On ne cherche pas à remplir un cahier des charges. On cherche à construire le bon produit.

Une fois le produit défini, on peut s’intéresser à ce qu’il faut réellement faire circuler pour le faire fonctionner.

Une image peut être plus légère. Une donnée peut n’être récupérée qu’au moment où elle est nécessaire. Une ressource peut être chargée uniquement lorsqu’elle est utilisée.

Ces choix ont un effet direct sur les échanges entre le produit, ses utilisateurs et les serveurs qui le font fonctionner.

L’objectif n’est pas de tout alléger systématiquement, mais de ne pas transporter ce dont personne n’a besoin.

La sobriété se joue aussi dans ce qui ne se voit pas.

Une application peut effectuer des calculs, interroger une base de données ou solliciter un serveur sans que l’utilisateur en ait conscience.

Nous cherchons donc à comprendre ce qui se passe derrière chaque action et à éviter les traitements qui pourraient être réalisés plus simplement, moins souvent ou uniquement lorsque cela est nécessaire.

C’est ici que les choix d’architecture et de développement prennent tout leur sens.

Un produit bien conçu ne demande pas aux machines de travailler simplement parce qu’elles le peuvent.

L’impact d’un produit numérique ne s’arrête pas à sa mise en production.

Un logiciel peut vivre cinq, dix ans ou davantage. Entre-temps, il devra évoluer avec les besoins de l’entreprise, les usages et les technologies.

Un code difficile à comprendre finit par rendre chaque évolution plus coûteuse. Une architecture mal maîtrisée peut pousser à remplacer plutôt qu’à faire évoluer.

Nous accordons donc une vraie importance à la lisibilité du code, à la documentation et à des choix techniques que l’on pourra continuer à assumer dans le temps.

Faire durer un produit, c’est aussi éviter de reconstruire ce qui peut continuer à vivre.

Guide officiel

Mieux comprendre l’impact de vos usages numériques

Pour approfondir les pratiques recommandées et réduire votre empreinte, consultez le guide officiel de l’écoresponsabilité numérique.

> Consulter le guide

Le numérique responsable, sans greenwashing

Nous ne croyons pas aux produits numériques « zéro impact ». Cela n’existe pas.

Un service numérique dépend toujours d’équipements, de réseaux, de serveurs et d’énergie. Même un produit très optimisé laisse une empreinte.

L’enjeu est ailleurs : comprendre cette empreinte et réduire ce qui peut raisonnablement l’être.

C’est aussi pour cela que nous préférons parler de démarche plutôt que de promesse.

On mesure, on arbitre, on améliore.

Et lorsque le compromis est nécessaire entre impact, coût, performance ou expérience utilisateur, on le fait en connaissance de cause.

Les bons réflexes

Votre drive contient encore les 12 versions du même PowerPoint ?

Faites un peu de tri dans vos fichiers, sauvegardes et doublons.

Vos serveurs vous remercieront. Enfin, indirectement.

Envoyer 35 Mo à toute l’équipe pour demander « vous préférez laquelle ? » n’est pas toujours nécessaire. Un lien vers le fichier fera souvent très bien l’affaire.

Sur un écran de téléphone, vous ne verrez pas forcément la différence. Adaptez la qualité vidéo à votre écran et à votre usage : inutile de faire travailler tout le monde en ultra-HD pour rien.

Cette appli que vous n’avez pas ouverte depuis 2022 ? Elle peut probablement partir. Moins d’applications, c’est aussi moins de mises à jour et de données qui transitent en arrière-plan.

Générer une image, un texte ou une réponse avec une IA peut être utile. Mais pour certaines tâches, une recherche classique ou trois minutes de réflexion feront tout aussi bien le job.

Vous êtes venu lire un article, pas regarder une vidéo dont vous n’avez jamais demandé le lancement. Désactivez la lecture automatique quand vous le pouvez.

Pour un point rapide, la caméra n’apporte pas toujours grand-chose. Couper la vidéo allège nettement les données échangées, sans rien retirer à la conversation.

Vous écoutez toujours les mêmes morceaux pendant votre trajet ? Téléchargez-les une fois plutôt que de les streamer à chaque fois.

Sur un écran OLED, les pixels noirs consomment moins d’énergie. Ce n’est pas révolutionnaire, mais quand le mode sombre vous plaît, autant en profiter.

Un document que vous consultez souvent n’a pas besoin d’être téléchargé depuis le serveur à chaque ouverture. Quand une application propose un mode hors ligne, pensez à l’utiliser.

Vous savez très bien qu’ils vont finir dans la catégorie « je regarderai ça un jour ». Fermez ceux dont vous n’avez plus besoin et évitez de faire tourner des pages inutilement.

Simple, non ?